Comité de réaction des Jeunes Professionnels de la Filière Cheval

Compte-rendu réunion des JPFC et des 3 associations de Parieurs

2 Mai 2017, 07:09am

Publié par JPFCheval

 

REUNION DU 12 AVRIL

JPFC – Associations des Turfistes/Parieurs

 

Personnes présentes

POUR L’ASSOCIATION NATIONALE DES TURFISTES (ANT) :

Président : Eric Hintermann / Vice-Président : Alain Kuntzmann / Trésorier : Roland Favre 

Secrétaire Général : Eric Blaisse

 

POUR LA FEDERATION NATIONALE DES TURFISTES (FNT)

Président : Sébastien Lambert / Vice-Président : David Locquet / Trésorier : Daniel Locquet

 

POUR LE MOUVEMENT DES PARIEURS (MDP) :

Président : Gérard Camberlain / Membre : Claude Perrin

 

JPFC

Thibault Lamare – Porte-Parole et par ordre alphabétique : Thomas Bernereau, Fabien Cailler, Eric Fremiot, David Fricaux, Pierre-Emmanuel Goetz, Thomas Huet (pour l’Association des Jockeys), Romain Larue, Alexis Levy, Vincent Renault.

PREAMBULE

Pour la 1ère fois de leur histoire, les trois associations nationales de turfistes/parieurs sont réunies autour d’une même table, initiative des JPFC unanimement saluée par les participants.

Un « ordre du jour » a été proposé et les débats se sont donc articulés autour des points suivants :

1)  Les paris existants au PMU : simple, couplés, trio, 2/4, Multi, Pick5, Classic Tiercé, TQQ+,  numéro+, Boost Ordre, le nouveau jeu simple avec bonus…

2)   Les nouveaux paris souhaités

3)   Les courses virtuelles

4)   Le Taux de Retour Joueur, la séparation des masses

5)   La régularité, le jugement des courses

6)   Le nombre de réunions au programme, les horaires, le ping-pong galop/trot

7)   Les courses étrangères

8)   La relation client, l’accueil sur l’hippodrome et dans les points de vente

9)   La communication entre les parieurs et l’Institution

10) La diffusion des courses (avant-pendant-après) sur Equidia

11) La communication des professionnels à destination des parieurs

12) La publicité, l’image des courses pour le grand public

13) Le respect du cheval (cravache, avenir des chevaux après la compétition…)

 

Ce qu’il faut retenir des échanges point par point.

1/ Les paris existants au PMU : simple, couplés, trio, 2/4, Multi, Pick5, Classic Tiercé, TQQ+,  numéro+, Boost Ordre, le nouveau jeu simple avec bonus…

IDEES GENERALES : 

  • La politique du recyclage atteint ses limites : vue à court terme VS vue à long moyen terme. Cette politique a inscrit le PMU dans une opposition à la FDJ qui est contraire à l’essence du pari hippique, qui doit rester un pari de réflexion et non pas impulsif.
  • Trop de bonus diluent la masse ce qui décourage à parier sur le Quinté+ notamment / Supprimer une partie des bonus pour offrir des rapports des désordres corrects / trop de niveaux de rapports
  • Le Numéro + (et tous ses dérivés) sont une entorse à la règle immuable du mutualisme, à laquelle les parieurs historiques du PMU (il faut penser à eux !) sont très attachés
  • Défiance à l’égard de la politique commerciale internationale du PMU qui viserait à favoriser (récompenser) des gros parieurs étrangers
  • Défiance sur les baisses de cote spectaculaires entre la dernière cote affichée et celle d’après-course / Proposition : laisser un bandeau durant la course pour afficher dernières réactualisations

ENTENDU :

« Georges Pompidou se plaisait à rappeler que les Français aimaient le Tiercé car c’est un jeu intelligent. Certains l’ont oublié, pas nous. »

« On s’est toujours plaint de l’augmentation de la part de hasard dans la gamme PMU. Reponse faite : ‘’vous représentez qu’une partie des parieurs. Oui mais à force cette partie-là, on l’a méprisée et elle ne cesse de se tarir. »

« Le PMU, en privilégiant le recyclage, travaille en fait sur l’addiction, tout en affirmant officiellement le contraire : c’est un jeu très dangeureux. »

« Les turfistes sont passés en minorité face aux joueurs impulsifs. Il y a eu un renversement des valeurs puis des équilibres. »

« Les plateformes sont rémunérées en tant que commissionnaire étranger (150 millions d’euros versées / an qui grève le budget du pmu et floute la réalité du chiffre d’affaire). Ces commissions pénalisent l’ensemble des acteurs de la filière (parieurs/sociopros/propriétaires).

« A sa création, un Pick5 figurait lors de chaque réunion et chaque joueur aimait jouer à ce Pick5 quotidien. Malheureusement, le fait de proposer quelques mois plus tard plusieurs Pick5 chaque jour a tué le Pick5 ! Les turfistes s’y sont moins intéressés… les rapports ont baissé… et le Pick5 est désormais passé de mode. »

 

CONCLUSION : 

Revenir aux fondamentaux du pari mutuel avec prédilection pour le JEU INTELLIGENT (avec tous les effets de bord détaillés ci-dessus).

Transparence totale sur les MASSES.

 

2/  Les nouveaux paris souhaités

 

IDEES GENERALES : 

A L’UNANIMITE des 3 ASSOCIATIONS 

STOP AUX NOUVEAUX JEUX, LA GAMME EST DEJA BIEN ASSEZ LARGE 

ET DISSOUT DEJA TROP LES MASSES

UNE EXCEPTION : un pari spécial hippodrome visant à récompenser les turfistes ayant fait le déplacement.

  • Le meilleur outil pour attirer les nouveaux joueurs : le pari SIMPLE !
  • Promouvoir le pari SIMPLE et améliorer son TRJ : objectif 75%
  • Inverser les priorités : être beaucoup plus attractif sur le pari hippique que sur le pari sportif (promotions, publicités, incentives)
  • Pas d’appétit pour le pari « duel »

ENTENDU :

« Réduire le nombre de paris et proposer ainsi de meilleurs rapports seraient bien plus porteur et plus fort que de créer de nouveaux jeux ! »

 

« Le service marketing du pmu n’est pas assez à l’écoute des turfistes. On les avait prévenus sur le Quadrio !!! »

 

« Ce sont les types de courses (réclamers, handicaps, etc…) qui sont compliqués et non pas les jeux en eux-mêmes… »

 

3/   Les courses virtuelles

 

A L’UNANIMITE des 3 ASSOCIATIONS :

COMPLETEMENT OPPOSE à ce type de courses

ENTENDU :

« Les sociétés mères doivent reprendre les rênes. Elles ont trop laissé faire. Les stés mères doivent reprendre le pouvoir pour défendre la filière. »

 

4/   Le Taux de Retour Joueur, la séparation des masses

 

Le TRJ a été évoqué dans le cadre du point 1.

A L’UNANIMITE des 3 ASSOCIATIONS :

SI POSSIBLE, IL FAUT RETABLIR UNE MASSE COMMUNE ou PROPOSER UNE SOLUTION D’AUGMENTATION MASSE SUR INTERNET. CONTRE SEPARATION DES MASSES.

ENTENDU :

« La séparation des masses a été une catastrophe. »

 

« La séparation des masses a orienté une fuite des joueurs internet sur d’autres jeux »

 

5/   La régularité, le jugement des courses

 

LES ASSOCIATIONS ONT TOUTES INSISTE SUR CE POINT : IL EST CRUCIAL DE REGAGNER LA CONFIANCE DES PARIEURS ET CELA PASSE PAR UNE REGULARITE DES COURSES SANS FAILLE

 

IDEES GENERALES : 

  • Le corps des commissaires doit être soumis à la critique et aux sanctions quand ils se trompent ; recommandation de la création d’un collège supérieur qui doit intégrer des turfistes/parieurs et habilité à distribuer des « cartons jaunes puis rouges »
  • Les observateurs des courses doivent rendre publiques leurs conclusions ; stop à l’opacité !
  • Responsabiliser les entraîneurs lors des auditions post contre-performances ; les jockeys ou drivers ne peuvent à eux seuls endosser la responsabilité d’une prestation présumée anormale
  • Tous les chevaux doivent courir pour gagner, quitte à trouver des solutions palliatives pour remise en conditions (courses de requalif, courses de rentrée hors pari mutuel, etc)
  • Selon le MDP, les cas d’irrégularité se comptent par centaines, le problème est énorme et n’est pas suffisamment traité par les instances
  • Les déclarations à la presse ne sont pas suffisantes pour la majorité des turfistes
  • Obligation de déclarer tous les artifices (bonnet fermé, styles d’œillères, etc)

ENTENDU :

« Avant toute chose, nous, turfistes, nous nous battons avant toute chose pour la transparence des courses »

« Nous connaissons des centaines de turfistes qui s’en vont à cause de la régularité des courses. »

« Nous, turfistes, savons pertinemment que tous les chevaux ne peuvent pas être à 100% à chaque fois qu’ils prennent part à une course. Mais les professionnels n’ont pas le droit de le dire s’ils veulent respecter le Code des Courses »

« La communication ce n’est pas la panacée. Les chevaux de Fabre courent toujours pour gagner. Les turfistes ne le critiqueront jamais alors qu’il ne parle pas. »

LE DOSSIER DE LA LUTTE ANTI-DOPAGE A DONNE LIEU A DES ECHANGES FOURNIS

LA POSITION DES ASSOCIATIONS EST FERME ET DETERMINEE

  • Il faut un organisme indépendant d’analyses, à l’instar de l’AFD
  • Durcissement des sanctions et possibilité d’aller jusqu’à une radiation à vie (dissuasion)
  • Le fonctionnement en « vase clos » génère une image dévastatrice : en finir avec le système « juge et partie »
  • Toujours en terme d’image, les prête-noms doivent être abolis et combattus fermement

CONCLUSION : 

La REGULARITE DES COURSES est revenue en permanence au cœur des débats (tous thèmes confondus) : tout tourne autour de la CONFIANCE que doit susciter le monde des courses afin de séduire de nouveaux clients et rassurer les existants. Plus que toute autre action.

 

6/  Le nombre de réunions au programme, les horaires, le ping-pong galop/trot

 

IDEES GENERALES : 

  • Trop de courses a pour effet de diviser les masses, ce que regrettent amèrement les turfistes
  • Le nombre ne doit avoir comme seul intérêt le fait d’offrir un choix plus large au parieur

ENTENDU :

« Les courses c’est un loisir. Avant je mangeais et j’y allais. Aujourd’hui on n’organise plus les courses comme un loisir mais comme une usine à recycler. Trop de courses. »

 « On a exposé des courses de mauvais chevaux. Auparavant on proposait en enjeux nationaux la crème en quelque sorte. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Proposer des courses de qualité suffisantes pour qu’elles soient régulières. » 

7/   Les courses étrangères

 

IDEES GENERALES : 

  • Les courses étrangères devraient être sélectionnées pour leur qualité et si et seulement si on a l’assurance de leur régularité (retour permanent à la confiance) 
  • Problématique de l’information hippique à résoudre (plus facile si les courses sont de qualité, CQFD)

ENTENDU :

« Le pire c’est les courses de galop en Allemagne. ». 

« Jouer des grosses réunions c’est formidable, les autres réunions sont contreproductives pour l’image des courses. Revenir à ce qui était en place il y a une petite dizaine d’années. Horaires sans concurrence (ou le plus rarement possible) avec courses françaises. »

 

8)   La relation client, l’accueil sur l’hippodrome et dans les points de vente

 

IDEES GENERALES : 

HIPPODROMES

  • Il faut faciliter l’accès aux hippodromes à partir des stations de transports en commun (navettes)
  • Ecrans géants : ils sont indispensables au confort d’une personne venant assister à un spectacle sportif de nos jours et encore plus demain !
  • La qualité de restauration est catastrophique et indigne

POINTS DE VENTE

  • Distorsion de plus en plus marquée entre le positionnement du PMU et celui de la FDJ : la priorité n’est plus faite aux turfistes

ENTENDU :

« Mr Hinterman souligne le travail qui a pu être fait avec les associations sur vincennes et loue le travail de la com du trot. »

« Le turfiste n’est pas invité à venir aux courses. »

« Avant on avait des points de vente spécifique ou on se retrouvait entre turfistes. Ils ont disparu. Les bornes ont remplacé les guichets et cela permet aux propriétaires des points de vente de mettre la borne ou ils veulent. »

 

 

9)   La communication entre les parieurs et l’Institution

 

Il faut renouer le dialogue aujourd’hui presque totalement interrompu.

 

10) La diffusion des courses (avant-pendant-après) sur Equidia

 

IDEES GENERALES : 

 

  • Le rythme des courses PREMIUM inflige à Equidia un tempo inadapté aux attentes des turfistes
  • Les turfistes/parieurs devraient avoir une fenêtre d’expression sur Equidia et pas seulement via les réseaux sociaux dont la véracité des messages a été ici remise en cause

 

ENTENDU :

« Equidia c’est extraordinaire. On en a rêvé pendant longtemps. Ce qui est embêtant c’est le rythme d’enchainement qui empêche de visualiser et de digérer l’info. »

 

« Donnez plus de temps aux courses qui le méritent. »

 

« Pas assez de temps pour étudier certaines courses très fournies en partants lorsque Equidia prend l’antenne sur un hippodrome dix minutes avant le départ… »

 

11) La communication des professionnels à destination des parieurs

 

 

12) La publicité, l’image des courses pour le grand public

 

Désaccord total des Associations sur la nature des messages diffusés dans les publicités grand public du PMU : mettre le cheval et la beauté du sport hippique en avant plutôt que le pari hasardeux

« Faire des pubs comme celles des jockeys ridiculisés, c’est lamentable. »

13) Le respect du cheval (cravache, avenir des chevaux après la compétition…)

 

IDEES GENERALES : 

  • Point sensible que les Associations de turfistes/parieurs prennent sérieusement en compte, la condition animale étant un thème sociétal réel : il faut anticiper
  • La réglementation doit évoluer afin qu’elle soit respectée et acceptée par tous : disqualification ou rétrogradation en cas de non-respect de la règle au risque de franchissement de la ligne blanche (dissuasion)

 

« Je suis très sensible sur l’utilisation de la cravache… Je me souviens d’une victoire de prestige d’un jockey tête de liste en dépassant le nombre de coups de cravaches autorisés. Il a été sanctionné après la course mais peut-être aurait-il fallu le rétrograder ou le disqualifier eut égard au cheval arrivé deuxième, dont le jockey a respecté le règlement… »