Comité de réaction des Jeunes Professionnels de la Filière Cheval

Tout et son contraire

10 Octobre 2017, 11:56am

Publié par JPFCheval

On a assisté à une grande tournée du président du Trot pour obtenir le soutien de la base sur un plan de pérennisation construit en collaboration avec les administrateurs et les directeurs du Trot. Moins d’un mois après et malgré les choix du Conseil d’administration, une option opposée est présentée de manière unilatérale par Mr De Bellaigue dans Jour De Galop (05/10) avec un article surréaliste. On peut y lire : « Si l’état ne veut plus des courses, on arrête tout ! »  Qu’attendre des prochaines négociations engagées sur de telles bases ?

Incompréhensible.

L’union est primordiale et on doit le respect à ceux dont l’engagement a permis le développement de notre filière. Certes mais cela vaut dans les deux sens. Deux récentes démissions du Conseil d’administration ont résonné comme un signal d’alerte très fort et aujourd’hui les méthodes de gouvernances mises en cause s’aggravent. On laisse démissionner des membres du Conseil, sans remise en question, sourd à leur message et donc sans considération pour leur implication passée. 

Indigne.

Nous partageons deux fondamentaux immuables : que les sociétés mères restent seules propriétaires du PMU et que le stud-book trotteur français soit préservé. Nous sommes allés à la rencontre des différents acteurs que ce soit à France Galop ou avec les administrateurs du Trot. Nous avons de vive voix obtenu la confirmation que chacun préserverait ces fondamentaux. En attendant, on fait circuler l’information inverse et à défaut de réunir par le projet, on le fait autour de peurs faussement créées. 

Improductif.

On constate depuis plusieurs semaines la fracture entre un président et son Conseil d’administration. Il est grand temps de tirer les choses au clair face au désordre actuel. La situation révèle de sérieux problèmes. Toutes ces prises de décisions unilatérales sont une entorse au statut de notre société. Il y est précisé que le président est le porte-parole du conseil d’administration (« il exécute les décisions du Comité et du Conseil d’administration »). De fait ce n’est actuellement pas le cas. Alors, soit le Comité accepte une modification des statuts qui validerait les pleins pouvoirs d’un président, soit le Conseil d’administration garde sa raison d’être et on doit s’en tenir à ses choix. Pour notre part, il est évident que la direction doit toujours reposer sur un travail collectif et il y a un grand danger à s’exposer ainsi aux décisions d’une seule personne quelle qu’elle soit.

On n’obtiendra rien en disant tout et son contraire. Nous demandons donc à ce que soit défendu le plan prévu par tout le conseil d’administration même s’il doit encore être amélioré. Une baisse des allocations ne pourrait être acceptable qu’une fois que tout aura été fait pour améliorer la marge du PMU. Ce n’est actuellement pas le cas et tout n’est pas mis en œuvre, notamment dans la collaboration avec France Galop pourtant prête à coopérer.

On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés (Einstein). 

Alors n’ayons pas peur des remises en question et des conclusions fortes tirées des modèles d’optimisation. Profitons du groupe de travail « jeu et calendrier » récemment acté, qui réunira tous les acteurs pour améliorer notre offre. Défendre un projet d’équilibre en 2019, grâce à notre trésorerie, implique d’aller au bout des réformes et au plus vite. C’est cela que nous soutiendrons.